REFLEXIONS SUR LE SITE, SON CONTENU ET SES VISITEURS

 

 

11 Mai 2008

Je n'ai pas touché à ce site depuis 3 mois ! Pour au moins deux raisons. D'abord parce que ma motivation s'est émoussée : j'ai un doute sur l'intérêt de mes écrits, j'ai d'autres occupations qui me passionnent, et mon mépris pour le grand homme est tel qu'il me paraît vain de perdre mon temps en sa compagnie. Ensuite parce que je recule devant l'immensité de la tâche : les ignorants et les chambellans sont innombrables, les dossiers s'accumulent et ma bibliothèque consacrée à Malraux déborde. Quelques exemples d'ouvrages recensés ces dernières semaines :

André Malraux et la modernité. Ce catalogue d'une exposition de fin 2001-début 2002 à Paris vient de rejoindre les bacs des soldeurs (L'Oeil Ecoute, 12 €). Je relève, entre autres, une bouffonnerie dans le chapitre relatif à l'art du Pakistan-Afghanistan, avec un escamotage spectaculaire du trafic d'art du Gandhara (p. 143) : «  En 1930 André Malraux visite l'Afghanistan en venant de Tachkent. Fasciné par la rencontre entre l'Inde et la Grèce, il organise l'année suivante, à la Galerie de la NRF à Paris, une exposition d'oeuvres " gothico-bouddhiques "... »

Les Frères séparés ; Malraux-Aragon-Drieu de Maurizio Serra. Le livre ne mentionne même pas la protection accordée à Malraux par les autorités nazies grâce à Drieu, qui lui sauvera ainsi la vie en 1944. Pourtant le préfacier, Pierre Assouline, écrit lui-même dans sa biographie de Gaston Gallimard (p. 319) : « ...la requête adressée début 1941 par Drieu la Rochelle au lieutenant Heller : - Veillez à ce qu'il n'arrive jamais rien à Malraux, Paulhan, Gaston Gallimard et Aragon, quelles que soient les allégations dont ils seraient l'objet. »

André Malraux-Charles de Gaulle : Une histoire, deux légendes d'Alexandre Duval-Stalla. Le livre fait la part belle aux falsifications des deux héros. Son exergue est d'ailleurs révélatrice : une phrase de Malraux « être homme c'est réduire au maximum sa part de comédie », alors que Malraux a joué la comédie et menti toute sa vie ! Il est préfacé par Daniel Rondeau, lequel commence par dire que « les deux hommes n'étaient pas faits pour se rencontrer », ce qui montre qu'il n'a rien compris à ces deux personnages et qu'il n'a pas lu Geoffrey T. Harris, lequel ne figure d'ailleurs pas dans la bibliographie. Je rappelle le titre de l'ouvrage : « De l’Indochine au R.P.F. une continuité politique Les romans d’André Malraux » (éditions Paratexte, Toronto, 1990).

Des Anglais dans la Résistance de Michael D. Foot. L'auteur commente ainsi dans sa bibliographie (p. 628) le livre d'Olivier Todd : « Ses [Malraux] relations avec le SOE, jugées sans intérêt, ne sont pas traitées ». Il encourt exactement le même reproche, aussi bien pour André que pour ses deux demi-frères Claude et Roland qui travaillaient tous pour le SOE (ou plutôt, s'agissant d'André, qui était sous la protection d'un agent du SOE, Jacques Poirier, dit « Captain Jack »).

 

21 juillet 2004

 

Un index devenait nécessaire, non ? N'hésitez pas à me demander de vous faire une entrée - sur un thème que j'aurais traité dans un ou plusieurs articles, bien entendu : un lecteur m'a questionné sur le thème "Malraux et la religion". Je n'ai pu que lui répondre piteusement ce qu'il en disait lui-même : "Je suis un agnostique avide de transcendance qui n'a pas reçu de révélation". Débrouillez-vous avec ça !

Je vais devoir changer de FAI donc d'hébergeur. Cette fois c'est lui qui me quitte : Cario jette en septembre l'éponge et ses clients. Enfin, pas tout à fait : il les remet à 9telecom. Or c'est le FAI que je venais de quitter à cause de ses pratiques douteuses ! Il faudra donc que j'en trouve un autre. Mais, maintenant que je dispose de cette adresse universelle, cela vous sera transparent. Oui, je sais : cette adresse est polluée par des pop-ups de pub. Pour en être affranchi il faudrait que je paie une redevance, d'ailleurs minime, mais je ne suis pas arrivé à leur envoyer la somme aux Etats-Unis !

Cario avait un défaut : il n'effectuait pas de comptages des visites sur les sites hébergés, contrairement à 9online qui lui disposait d'un logiciel sophistiqué ("webalizer" je crois). J'ai donc dû faire appel à un prestataire (compteur.com) et installer des balises de comptage dans les pages - les nouvelles seulement d'ailleurs. Mais le système fonctionne très mal. Bref, je ne dispose plus de comptages...

Est-ce que le gag sonore fonctionne chez vous ? Quant au clip vidéo promis je n'ai pas encore réussi à le réaliser. Il faudrait déjà que je numérise la vidéo, c'est-à-dire que je grave un DVD, or je ne dispose pas du matériel idoine...

 

4 novembre 2003

 

J'ai enfin trouvé ce qui ne fonctionnait pas avec certaines pages comme Stéphane ou Saint-André : l'accent aigu n'est pas reconnu par le navigateur. Con, hein ! En fait le serveur FTP de Cario n'est pas si mal.

Ce site est très triste, hein ? Mon prochain défi : mettre à votre disposition la vidéo de la déclaration de Malraux sur La Condition humaine filmée par Pathé Journal en 1933. Peut-être aussi un gag sonore si j'en ai le temps et la patience (sans parler de l'essentiel : la capacité !)

 

26 octobre 2003

 

J'ai fini par me fâcher avec 9telecom : ils majorent de 20 à 40 secondes la consommation de temps de chaque connexion. J'ai donc dû résilier mon forfait. Du coup voilà le site chez un autre hébergeur. Non sans difficultés : le serveur FTP est moins commode et mon site ne semble plus tourner trop bien. J'essaie de réparer... Vous n'auriez pas une idée sur ce qui ne va pas ?

 

30 juillet 2003

 

Bonne nouvelle : vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce site. 61 accès (ou requêtes, ou « hits ») par jour en moyenne en mars. Peut-être l’effet du référencement dans Yahoo ?

J’ai résisté à la demande d’apposition de leur logo sur la page d’accueil. Tant que la publicité peut être évitée, je le ferai.

J’ai essayé de refondre l’architecture du site, sans succès. Dur d’être « webmestre » quand on est incompétent ! Toutes mes excuses par exemple pour l’instabilité des liens ces derniers mois. J’ai rectifié.

Je dois toujours rédiger ce texte sur Bourdieu. Je voudrais en écrire un aussi sur le numéro du cinquantenaire de L’Express, mais décidément tous ces « journalistes », tous ces Casanova, Giroud, Labro, Rouart… me dégoûtent. A propos, Rouart vient d’être viré de la direction du Figaro littéraire. Et qui pour le remplacer ? Un autre académicien, un autre malrauxlâtre (voir Article), l’arriviste et opportuniste Angelo Rinaldi. Il faudrait que je reprenne en détail son article sur la biographie de Todd, mais, encore une fois, ces gens m’écœurent.

Très peu de retour sur ces pages. Si vous me donniez votre avis de temps en temps ? Allez, un effort !…

 

11 mars 2003

 

Vous, internautes, avez effectué une moyenne de 48 requêtes (« hits ») par jour sur ce site en février, 29 visites par jour (2 requêtes de même origine en moins d’une demi-heure sont considérées comme une seule visite). Depuis mars 2002, en un an, 527 internautes y sont venus, le plus assidu ayant fait 40 requêtes en 21 visites (en fait il s’agit de la même adresse IP d’origine : ce sont peut-être des personnes différentes à partir d’une même connexion). C’est peu ? Comme dit la chanson « pour moi ça veut dire beaucoup », surtout comparé à la diffusion de mon livre !

La question à se poser est « viennent-ils pour de bonnes raisons », c’est-à-dire pour en savoir plus sur Malraux ? Les sujets des articles rédigés peuvent être classés en deux catégories : ceux relatifs à des témoins (Coustellier, Gisclon…) ou des historiens (Penaud, Todd…), et ceux relatifs à des commentateurs, eux-mêmes classables en favorables (Casanova, Giroud,…) et défavorables (Bourdieu, Leys,…). En janvier, j’ai écrit, et ajouté au site, 4 fiches : France Soir, Gisclon, Casanova et Giroud, les deux premières à caractère historique, les deux autres sur des admiratrices, et même, peut-on dire, des groupies. Il ne fait aucun doute que les plus importantes sont les deux premières, comme toutes celles relatives aux témoins et aux historiens. Or l’intérêt des visiteurs est inverse, et Giroud est même au premier rang de l’attraction avec près de 15% des requêtes du mois, suivie loin derrière par Bourdieu avec 9%. France Soir et Gisclon sont en fin de liste avec chacune entre 1,5 et 1,6% des requêtes. Ce constat ne laisse pas de m’interroger : les pages sur lesquelles je passe le plus de temps et que je rédige avec le plus d’attention et de soin sont les moins lues ! Une solution : favoriser l’exposition de ces pages, en les isolant et les mettant en valeur. C’est ce que je vais essayer de faire en ajoutant un niveau de pages, d’autant que la liste des articles commence à être longuette. Cette perspective d’avoir à refondre l’architecture du site me terrifie : sa rusticité actuelle n’est pas volontaire, c’est seulement que je ne sais pas faire plus compliqué !

Autre remarque : je suis étonné du succès persistant de l’article Bourdieu, pourtant un des plus anciens (novembre 2001). J’ai même constaté sur un site « Bourdieu sur le net » (www.barbier-rd.nom.fr/NetBourdieu.html) qu’il y avait été reproduit intégralement (sans m’en avertir, mais en mentionnant l’adresse du site d’origine). Puisque Bourdieu vous intéresse, ce dont je me réjouis, car il est une des très grandes figures de l’époque (Malraux, à côté, est, j’allais dire un nain, non : inexistant !), j’ai en projet un autre article sur ces mêmes 3 pages de La Distinction. Il se trouve en effet qu’elles sont très révélatrices de la personnalité de Pierre Bourdieu et très émouvantes.